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jeudi 20 mai 2010

Une plante à ne pas jetter aux orties!


Elle borde nos fossés, recouvre les parties délaissées de nos jardins, prolifère généreusement du début du printemps à l'automne -pourvu qu'elle trouve à ses pieds un peu d'humidité pour se nourrir, - l'ortie, redoutée pour ses feuilles urticairiantes, est appréciée des connaisseurs de plantes pour ses vertus préventives, curatives, nutritives et... gustatives! Répandue du Maghreb au Nord de l'Europe, l'ortie est sans doute l'une des plantes les plus utiles, et facile à intégrer au quotidien, en tant que "simple" (nom par lequel on a longtemps désigné les plantes), comme en tant qu'aliment car celle-ci s'avère un véritable trésor de la nature en matière de nutrition...

Son nom latin, Urtica Rens, nous rappelle qu'elle est reconnaissable aux petites vésicules très irritantes qu'elle fait apparaître au contact de ses feuilles. Cependant, si nos petites natures se protègent aujourd'hui de ses griffes, sachez que nos ancêtres n'hésitaient pas à se flageller les membres inférieurs en composant, à chaque printemps, un beau bouquet d'ortie, afin de traiter les problèmes circulatoires, rhumatismes, ainsi que les asthénies. Pour sûr, "l'urtication" (car c'est ainsi que l'on appelait ce procédé), cela vous fouette le sang, et réveille l'énergie!

Elle est riche en chlorophyle, acides organiques, nitrates de potassium et de sodium, des oligo éléments dont beaucoup de fer, ainsi que du souffre, magnésium, silicium, de même que des vitamines A, C, et E.
Ses feuilles sont diurétiques, et favorisent la régulation de l'acidité dans l'organisme car elles drainent l'urée et acide urique, soulageant ainsi de nombreux troubles inflammatoires. Cependant, à la différence d'autres plantes diurétiques, elle contribue de façon exceptionnelle à la reminéralisation, notamment en cas de carence en fer.

Ses utilisations les plus courantes concernent la peau et les cheveux: on l'utilise en interne, ou en application externe: en cas d'acné, ou d'eczéma. Elle donne également de bons résultats lors de maladies de peau chroniques, comme certains psoriasis. Elle est connue de la cosmétique pour traiter les problèmes de cheveux gras, ainsi que de chutes, notamment lorsque celles-ci sont liés à des troubles du sang, comme en cas d'anémie. L'ortie a une action dépurative et de soutien sur ces deux tissus, plasma et sang, liés à l'équilibre de la peau. Elle s'avère utile en cas de petites hémorragies, ou de saignements de gencives. Elle fut longtemps utilisée pour combattre la goutte, ainsi que tous les troubles liés au métabolisme de l'eau.


A boire et à manger: utilisations

L'ortie s'utilise aussi bien sous forme d'infusion, décoction, macération, cataplasme, suivant le système ou tissu spécifique à traiter. L'ortie fraîche reste la source la plus intéressante, car elle peut se combiner à l'alimentation, voire se substituer à tout autre aliment pour une monodiète durant quelques jours (car contrairement à bien des substances ou aliments, elle pourvoit à l'essentiel des besoins du corps, et vous rendra une belle énergie, ainsi qu'une peau impeccable).
Pour ceux qui habitent en ville, il existe deux formes intéressantes vous permettant de disposer de ses vertus: la feuille séchée (en herboristerie) ou encore le suc (aujourd'hui proposé par la marque Salus en magasin bio).


L'ortie, la detox en beauté

Pour une petite cure "detox" printannière, l'ortie est sans doute la plus intéressante des plantes dépuratives, surtout pour ceux et celles qui souffrent de fatigue chronique, car elle draine sans pour autant drainer votre énergie, bien au contraire. Elle favorise l'élimination, s'avère très utile pour les personnes souffrant, au printemps, de problèmes d'élimination liés à la digestion (gazs, transit, lourdeurs), comme au système circulatoire.

Elle sera très utile aux personnes souffrant de problèmes de peau chronique, et elle a, de surcroît, une action équilibrante pour les peaux grasses, comme sur les cuirs chevelus gras.
Son action sur la pousse des cheveux, ou sur la prévention de leur chute est assez notoire. Bref, qui veut se refaire une beauté, et une santé, devrait sincèrement considérer une cueillette des orties.

Enfin, dernier élément à ne pas négliger, l'ortie est un "légume" vert délicieux, dont les différents composants présents dans ses feuilles donnent à votre assiette une saveur "carnée" (!)... En ces temps de crise, sachons tirer profit de ce que produisent de bon nos talus et fossés! Petit truc pour ne pas vous faire piquer: cueillez-les en retenant votre souffle...


Crédit photo flickr Baker Kristian, HiitaKireet

mardi 18 août 2009

Quatre fleurs d'azur


Il existe, sur les bords de la Méditerranée, des jardins s'élevant élégamment sur les hauteurs de la bien nommée Grasse, ville au charme unique, jouissant d'un micro climat qui fait fleurir des sommités que l'on ne pourrait ailleurs cultiver ensemble afin de les accorder dans un même bouquet... Un bouquet délicat, tout en subtilités, et surtout, qui vous surprendra par ses extraordinaires vertus...
Ville de parfumeurs prestigieux, au savoir faire multi centenaire (les plus grandes maisons remontent à l'Epoque des Lumières...), elle compose son accord floral grâce à quatre notes devenues les fleurs emblématiques de la ville que sont , la rose, le jasmin, la tubéreuse et la violette.

Puisque ces quatre fleurs, au delà de leur usage en tant que fragrance, sont connues depuis l'Antiquité du bassin méditerranéen aux confins de l'Asie, j'ai eu envie de vous faire partager les réminiscences d'un court séjour dans ce petit Eden encore préservé, où se perpétue un savoir qui nous invite à redécouvrir chaque fragrance sous un jour nouveau, et, au delà de leur parfum, l'essence même de ces fleurs...


La rose, Rosa Centifolia

La rose est la fleur féminine par excellence. Elle n'est plus tout-à-fait inconnue aux lecteurs de ce blog puisque nous y avons souvent fait allusion. Elle est, avec le jasmin, l'une des principales sommités utilisée dans la pharmacopée ayurvédique. Notamment la Rose centifolia que l'on trouve sur les contreforts de l'Himalaya, où elle pare les grandes vallées couvertes de fleurs du Kashmir. Appelée Taruni en sanskrit, la culture de la rose centifolia s'est sans doute développée dans les vallées de l'Indus et du Kashmir à la faveur l'Empire Moghol, car elle est un symbole extrêmement fort chez les musulmans: les Perses avaient mis au point depuis l'Antiquité des techniques de préparation de la pommade, de l'hydrolat, comme le procédé de fabrication de l'essence de rose pour laquelle il faut compter 5 tonnes de fleurs fraîches. Toujours à la faveur de la présence musulmane, l'Ayurveda a intégré dans ses remèdes une confiserie , le Gulkand ( contraction entre le mot hindi désignant la rose et sa couleur, Gulab, et Kand) préparée à base de pétales de rose macérés au soleil avec une égale quantité de sucre, et qui donne une confiture que l'on peut mélanger au lait, pour une boisson idéale les soirs de canicule (!)

De saveur astringente, douce, et légèrement piquante, la rose est connue pour calmer les inflammations, notamment celles liées aux muqueuses. Pour cette raison, elle est une panacée pour les femmes à tous âges de leur vie car elle protège, équilibre et répare les tissus fragiles du système reproducteur. Elle agit principalement sur le sang qu'elle nettoie et rafraichit: ainsi, elle prévient les excès de chaleur, prévient les saignements, calme les irritations. Elle peut s'utiliser en infusion, ou encore sous forme de macération, permettant de l'utiliser en lotion pour la peau, qu'elle calme, nettoie et hydrate. Les boutons de rose appliqués sur les yeux sont conseillés en cas d'irritations ou de fatigue oculaire: faîtes le test en apposant tout simplement deux cotons d'eau de rose sur les yeux après une journée trépidante, "soothing effect" garanti!

Symbole de la pureté du coeur, la rose est souveraine pour apaiser ou guérir les blessures liées à cet organe, comme au centre énergétique qui lui est lié. Il faudrait lui consacrer bien plus d'un paragraphe, et il est certain que nous aurons l'occasion de la cueillir à nouveau!


Le Jasmin, Jasminum Grandiflorum

Il existe plusieurs variétés de jasmin. Nous évoquerons ici uniquement le Jasmin à grandes feuilles, que l'on appelle aussi, en botanique, Jasmin de Grasse, appartenant à la famille des Oléacées (indiquant son affinité avec le climat méditerrannéen), très répandu en Afrique du Nord, au Moyen Orient, comme dans les états du Sud de l'Inde, où il vient fleurir avec grâce la chevelure des femmes.

Comme d'autres sommités blanches, le Jasmin a un effet rafraîchissant et apaisant sur l'organisme. Il a également une action bénéfique sur le sang, qu'il nettoie, et plus spécifiquement sur le système lymphatique, garant de l'immunité. Pour cette raison, le jasmin (dont la fleur est désigné sous le nom de Mogra ou de Chameli en hindi, en sanskrit Jati, désignant la variété dont il est question) est utilisé en Inde pour traiter les infections virales, les fièvres bactériennes ou endémiques. Mais attention, on ne doit jamais faire bouillir les fleurs lors d'une décoction, mais les laisser infuser, comme on le fait pour le thé au jasmin, avec de l'eau chaude, ou de l'eau froide.

En usage externe, le jasmin peut servir de cataplasme pour les irritations. De même, son huile sert à fortifier et intensifier le reflet brun des chevelures des indiennes. Le jasmin aurait une influence positive sur nos émotions, facilitant l'ouverture et la réceptivité des sens. Comme la rose, le jasmin est de nature sattvique, accroissant la compassion. Cependant, à la différence de la rose, le jasmin cultive un paradoxe, qui fait son charme et son mystère: sa fraîcheur exhale des notes à la fois suaves et chaudes, qui stimulent les sens et le rendent aphrodisiaque...

A Grasse, il est fêté annuellement dans une parade où les attendants sont généreusement aspergés de fragrances jasminées, et il flotte dans l'air une enivrante et délicate subtilité. Les essences ou attar que l'on peut trouver en Inde font souvent ressortir l'aspect sucré de la fleur Peu de parfums offrent une senteur qui soit authentique. L'un des accords les plus originaux et mystérieux ayant été élaboré par Guerlain avec Samsara. Et comme on le sait, notre équilibre est tout entier modelé par les perceptions sensorielles, dont olfactives: le choix d'une fragrance, c'est aussi et d'abord prendre soin de soi...


La Tubéreuse, Polianthes Tuberosa

Cette corolle fraîche, craquante, est une agavacée originaire du Mexique, qui ne fut introduite qu'après la Renaissance en Europe et en Asie. Elle fut longtemps cultivée en abondance à Grasse, mais c'est aujourd'hui en Inde que l'on trouve les principales plantations, auxquelles les parfumeurs ont désormais recours. Joliment nommée Reine de la nuit (Rat Ki Rani) en hindi, en raison de son parfum capiteux, c'est à la nuit tombée que les marchands de fleurs confectionnent avec les corolles fragiles des tubéreuses des guirlandes destinées à orner les temples ou être offertes lors des poojas. Elles laissent dans l'atmosphère une empreinte suave aussi délicieuse que mystérieuse, qui perdure durant plus de 48 heures, et qui incommoderait les femmes enceintes. On en prémunissait également les jeunes filles, comme en Italie, où l'on interdisait aux jeunes filles de se promener le soir dans les jardins où poussait la tubéreuse, car elles n'auraient pas su résister aux jeunes gens grisés par son parfum érotique. La tubéreuse est l'une des principales composantes du parfum Poison de Christian Dior...

Cependant, cette fleur délicate est difficile à utiliser comme d'autres fleurs ou plantes sous forme séchée. On la trouve principalement sous forme d'attar (parfum huileux), sous le nom anglais de Night Queen. On lui attribuerait un pouvoir d'inspiration (elle stimulerait l'hémisphère droit du cerveau, lié à la créativité), ainsi que celui d'apporter au coeur la sérénité.


La Violette, Viola Odorata

Cette petite fleur semblable à la pensée, reconnaissables à leur couleur, comme à la disposition de leur pétales, était connue des Grecs et des médecins arabes. Les Anciens avaient commencé à élaborer à partir de ses fleurs un sirop aux propriétés émollientes et adoucissantes (dont on retrouve les traces en France sous la forme des pastilles de l'Abbaye des Sept Fonds). On la trouve sur les sols calcaires, en Europe, comme dans l'ensemble du Maghreb.

Si aujourd'hui la violette est davantage utilisée pour le plaisir procuré par son parfum délicat et sucré, que ce soit pour l'usage culinaire ou en parfumerie, ses pétales possèdent néanmoins des propriétés émollientes, adoucissante, et anti inflammatoire. Sainte Hildegarde de Bingen, monesse et médecin utilisatrice éclairée des plantes, avait conçu un onguent à la violette permettant de traiter diverses affections, dont celles de la peau, ainsi que les migraines. La pommade à la violette serait quant à elle idéale contre les gerçures.


Quelques recettes...


Gulkand pour débutants ou pressés

Prendre 80 g de pétales frais débarassés de leur base broyés avec 200 g de sucre, 20 g de miel et 20 ml d'eau de rose distillée. Cuire légèrement le mélange et le mettre en bocal.

Prendre 5 cc de ce mélange le soir avec de l'eau chaude ou du lait: en cas de constipation passagère, acidité gastrique, maux de tête ou autres affections liées à un excès de chaleur (externe ou interne).

Cette recette est à peu près équivalente au Gulkand, et plus facile à réaliser, car la macération demande un ensoleillement continu durant plusieurs mois pour la fabrication.


Source: Plantes médicinales du Maghreb de Jamal Bellakhdar


Onguent à la violette, d'après Hildegarde de Bingen

Presser suffisamment de fleurs de violette pour recueillir 5 à 6 cl de jus. Filtrer dans un linge. Ajouter 2 cl d’huile d’olive. Dans une casserole maillée, à feu très doux, faire fondre 20 g de cire d’abeille. Pour encore plus d’efficacité, ajouter 10 gouttes d’HE de lavande ou de romarin. Verser progressivement l’émulsion huile-jus dans la cire en tournant régulièrement avec un cuillère en bois. Verser dans un pot de verre. Continuer à remuer jusqu’au refroidissement.

Appliquer sur les front contre les maux de tête. Utiliser contre les problèmes cutanés.

Source Label Bleu, Paul Ferris



jeudi 23 juillet 2009

Le remède homemade de l'été: un vinaigre aux deux roses


Ce post pour vous faire part, à cette occasion, du coup de coeur de longue date pour le blog de la Princesse au Petit Pois, qui distille jour après jour découvertes botaniques, astuces gastronomiques saines, recettes cosmétiques, entre deux albums photos de ses voyages aux quatres coins du monde...

Voici donc pour vous un lien vers la recette d'un vinaigre faisant pâlir de peur les bestioles les plus virulentes, et pour cause, il est à base de roses:
- la Centifolia, très utilisée en cosmétique et parfumerie
- Damascena, ou rose de Damas, connue pour ses vertus apaisantes et calmantes).

Or la rose, selon la tradition ayurvédique (et bien d'autres, notamment celles du Moyen Orient qui utilisent la Rose depuis la Haute Antiquité), est l'une des fleurs les plus rafraîchissantes qui soit pour le sang. Douce et astringente, elle apaise en même temps qu'elle guérit:l a saveur astringente est l'une des plus curatives, car elle est constrictive, nettoyante et réparatrice. Elle a une action extrêmement bénéfique sur les deux premiers tissus: le plasma, et le sang, premiers concernés par l'intrusion dans l'épiderme du "venin" des moustiques. En cas de piqûre, c'est principalement le Dosha Pitta qui est aggravé, donnant lieu à une irritation et une récation rouge. Or, la rose est l'une des meilleures plantes (ou fleur) pour traiter Pitta, notamment chez les femmes. Enfin, l'utilisation du vinaigre de cidre complète idéalement cette action car la pomme, à partir de laquelle le cidre est fabriqué, est de nature, elle aussi, rafraîchissante, anti acide, et donc très bénéfique pour tous les troubles de nature "Pitta".

Retrouver la recette du Vinaigre aux Roses

Merci Princesse!

Credit photo Venezia

mercredi 1 juillet 2009

Bouquet de fraîcheur

Les herbes fraîchement coupées, quoi de mieux pour égayer nos assiettes de quelques notes chlorophylées, composer des boissons désaltérantes à siroter à l'heure de la sieste, ou encore des tisanes rasserrénantes en contemplant un tardif coucher de soleil, au moment si agréable où le farniente faiblit...
Voici un bouquet de choix pour aider notre organisme à réguler sa température tout au long de la journée....


Commencer sa journée... sans café


Préférer le thé vert au thé noir, non seulement parce que sa teneur en théine est plus faible (ce qui permet de ne pas surexciter notre système nerveux, plus prompt à l'être en été), mais parce qu'il n'augmente pas autant la température corporelle.
Celui-ci peut être agrémenté, au choix, de fleurs blanches: la combinaison thé vert jasmin reste
un classique. Les fleurs de rose, qui se marient très bien au thé noir (voire le mélange proposé par Vélan au Passage Brady), sont idéales sur une base de thé vert associées à la menthe nana.
Enfin, une infusion de menthe verte, ou menthe poivrée peut remplacer le thé du matin. Légère et rafraîchissante, elle ouvre les sens et renouvèle idéalement l'énergie, notamment pour les constitutions Pitta, ou Kapha. Pour les types Vata, un jus de citron avec de l'eau chaude et une petite pincée de gingembre râpé est plus adaptée.

Cuisiner aromatique

Les herbes aromatiques sont à mettre à l'honneur, et si possible dans tous les plats. Les aromates se combinent à presque toutes les saveurs et catégories d'aliments, notamment la menthe, qui peut passer du salé au sucré. Les herbes les plus rafraîchissantes sont la coriandre fraîche, la menthe, et l'aneth. Le basilic, bien qu'il ne soit pas rafraîchissant, permet une meilleure digestion, et de faciliter la digestion de certains plats, notamment des fromages (c'est toute la vertu du pesto!). Elles peuvent servir à réaliser des chutneys, des sauces, agrémenter les salades (comme le taboulé, qui ne serait pas lui-même sans son renfort de persil plat), ainsi que les légumes, les viandes, et même les laitages, notamment les yahourts.


Siroter l'heure de la sieste

On conseille en général, de boire plutôt chaud, ou tiède si l'on veut se désaltérer. Les boissons glacées ont pour effet d'inhiber le feu digestif (Agni). Il existe des petites décoctions très simples, à préparer avec de la citronnelle (lemongrass), de la menthe, de l'anis, ou encore des fleurs comme la rose ou l'hibiscus, qui, indépendamment ou associées, sont idéales pour rafraîchir l'organisme pendant les chaudes après-midi. Elles peuvent se préparer à l'avance , se déguster tièdes, ou fraîches.

Pour la préparation, en général:

Porter l'eau à ébullition. Dans l'eau frémissante, déposer les plantes (2 cc pour 30 cl d'eau) et les ébouillanter quelques secondes, puis laisser infuser de 5 minutes à plus pour les fleurs comme l'hibiscus, qui donnera son jus syrupeux après 10 bonnes minutes.
Sucrez de préférence avec du sucre intégral, plus riche en minéraux. Le miel est une substance considérée comme "chaude": à éviter pour les constitutions Pitta, ou si vous buvez par forte chaleur.


Tisane bonne nuit

Les plantes rafraîchissantes ET calmantes sont à privilégier: verveine, verveine des Indes (citronelle), mélisse pour les plus communes, mais aussi la lavande, ou encore la réglisse, qui se combine très bien à la saveur fraîche et désaltérante de l'anis.



Infusion pour équilibrer l'élément feu


Mélanger à parts égales: graines d'anis, coriandre, fenouil, pétales de rose, et réglisse (soit 1/4 cc de chaque pour 25 cl d'eau) ainsi qu'une branche de coriandre fraîche.

Porter l'eau à ébullition, et ajouter les ingrédients. Arrêter le feu et couvrez. Laissez infuser 5 minutes. Filtrer et sucrez suivant votre convenance.
Boisson conseillée pour les constitutions Pitta.



Mint Chai (Thé indien à la menthe)

1/2 cc de gingembre frais râpé
3 gousses de cardamome
2 clous de girofle
2 cc de menthe fraîche finement ciselée
3 à 4 cc de thé noir "roulé" (suivant l'intensité souhaitée)
40 cl d'eau
20 cl de lait

Dans l'eau frémissante, déposer le thé et les épices. Dans un autre récipient, faîtes bouillir le lait. Lorsqu'il est chaud, mélangez-le au thé et portez à nouveau à ébullition. Arrêtez le feu. Laissez infuser 5 minutes. Sucrez et dégustez, votre tasse agrémentée d'une feuille de menthe fraîche...



Mes coups de coeur

Les mélanges à base de thé vert:
Jardins de Mogador (menthe, rose), Le Temps des amours (fleurs blanches, délicat parfum de frangipane), Thé vert à l'amande (amer et rafraichissant), Fleurs de Geisha (à base de fleurs de cerisiers), Thé vert à la menthe Nana de chez Kousmine

Pour les inconditionnels du thé noir:
Villa Mauresque (menthe fraîche légèrement chocolatée), thé à la rose (à composer soi-même)

disponibles chez: Si le thé m'était conté, rue St Firmin Montpellier

Infusions ayurvédiques

Refresh Pitta (hibiscus, réglisse, rose et menthe poivrée), Detox, (anis, réglisse) Harmonise (rose, shatavari, vanille), Three Mint (menthe verte, aquatique et poivrée), Three berries (à base de fruits rouges) chez Pukka Herbs




Credit photo flickr, Daveleb, Missingsu, Anka, Amyabaker



jeudi 25 juin 2009

L'Hibiscus, nectar de paradis


LHibiscus, cette fleur au beau rouge incarnat, parure des femmes, offrande aux dieux, abreuve depuis des millénaires de son nectar subtil et rafraîchissant les populations des zones les plus chaudes du globe… Elle est issue d’une variété subtropicale dont il existe plusieurs dizaines de milliers de fleurs différentes. Deux d’entre elles sont utilisées pour leurs vertus, notamment par les premières civilisations qui peuplèrent l’Afrique, du Moyen Orient et de l’Asie du Sud Est. La première est la « Roselle » (Rosa sinensis), - une fleur au rouge incarnat et au pistil orangé -, et le «Bissap » (Hibiscus Sabdariffa) que l’on trouve principalement en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Burkina Faso, Mali…) dont les fleurs sont plus étroites et ramassées.

La Roselle possède une saveur astringente et douce, avec un effet rafraichissant et adoucissant sur l’organisme. La seconde, également appelée « Oseille de Guinée » en raison de son acidité, a donné son nom à une boisson très usitée et populaire : le Bissap, une infusion de nature sirupeuse, à la couleur sanguine, consommée fraîche dans les pays du Sahel, que les musulmans appellent aussi « Karkadé », et dont l’utilisation remonterait à l’Egypte ancienne… Rafraichissant, l’hibiscus relaxe et apaise l’organisme (il est réputé pour faire baisser la tension ), tout en le ressourçant. Car ses pétales sont exceptionnellement riches en vitamine C, ainsi qu’en vitamine A, ce qui contribue au maintien de notre équilibre général, comme au tonus de notre organisme! Pour ces raisons, il soutiendrait la formation du sang, protègerait le système circulatoire, le cœur, en ayant une action particulièrement bénéfique sur l’hypertension. Il aurait une action nourrissante et protectrice de l’ensemble des tissus, notamment de la peau (grâce à ses antioxydants). Pour cette raison, l’hibiscus est aussi utilisé sous forme de cataplasmes pour les soins de la peau, notamment en Polynésie, où on l’utilise en cas d’irritations, démangeaisons, éruptions. En raison de sa forte concentration en mucilages, donnerait à la chevelure une souplesse exceptionnelle, et en accroîtrait la pousse.

Bissap

Dans la tradition ayurvédique, l’on considère que l’hibiscus est lié au fonctionnement de la partie inférieure du corps, et qu’il contribue à l’équilibre des systèmes urinaire et génital. Notamment chez les femmes. Dans cette perspective, elle est souvent associée à la rose, cette autre fleur symbole et alliée de la féminité ! L’hibiscus est utile en cas de règles difficiles, douloureuses, abondantes. Calmante, elle est conseillée pour tous types de crampes, de spasmes, qu’ils soient nerveux, musculaires, ou digestifs.


Gombos (ou Okras)

Enfin, n’oublions pas que l’hibiscus (variété aux pétales jaunes) porte de vertueux fruits ! Ils forment de petits légumes d’un vert intense, semblables à des poivrons miniatures au dessin octogonal, que l’on appelle Gombos, ou encore Okras (Asie du Sud) entrant dans la préparation de nombreux plats subtropicaux, et qui recèlent eux aussi de surprenantes vertus…




Infusion d’Hibiscus ou Bissap

Compter 20g d’Hibiscus pour 1 litre d’eau

Porter l’eau à ébullition. Ebouillanter les fleurs d’Hibiscus, et laisser infuser la préparation dans une théière durant au moins une heure. Vous pouvez ajouter, avec les fleurs, quelques feuilles de menthe et/ou des gousses de cardamome.
Filtrer le mélange. Sucrez à votre convenance avec du sucre complet, ou mieux, du sucre intégral (plus riche en minéraux !).




Article réalisé pour la Newsletter de la Parisienne, www.la-parisienne.net juillet 2009

credit photo flickr macropoulos, motleyprincess, flunflowers, bruno.

mardi 23 juin 2009

L'Aloé Vera, ou la jeunesse éternelle


Extrait de la plante Aloe Bardanensis, qui, à la manière d'autres espèces végétales poussant dans les espaces arides, tels les cactés, l'Aloé Vera est une plante qui a su concentrer dans l'eau qu'elle retient dans ses larges, longues et denses feuilles, toutes les propriétés concentrées du sol qui l'a vu naître, comme du soleil qui a permis sa croissance. Appartenant à la famille des liliacées, comme d'autres plantes aux effets curatifs notoires, tel l'ail ou l'onion, l'aloés fut sans doute l'un des végétaux parmi les plus précocement utilisés et reconnu pour ses vertus curatives. La reine Cléopâtre elle-même l'aurait utilisé pour ses soins de beauté...


Depuis des millénaires, l'Ayurveda connaît et utilise cette plante, notamment sous forme de poudre (l'extrait frais d'aloé vera se conservant difficilement dans les régions chaudes). L'aloé est appelée "Kumari", nom sanskrit qui signifie "vierge".
Cette plante possèderait comme vertu première de régénérer le corps féminin comme nulle autre végétal dans la nature. L'aloé, utilisé en interne comme en externe, préserverait la santé de certains tissus comme la peau, dont il préserve l'hydratation (et la jeunesse!), le sang, qu'il purifie, ainsi que, chez la femme, les tissus reproducteurs qui lui sont liés.

Sa saveur amère, légèrement purgative, lui permet d'agir à la fois comme dépuratif, et comme régulateur du métabolisme du sucre et des graisses. Son action cible principalement les organes que sont le foie et la rate, responsables du renouvellement du sang. Son effet rafraichissant sur l'organisme possède une action fébrifuge, antiinflammatoire et calmante. Ainsi, l'aloe vera a une action douce, progressive, mais très efficace pour l'ensemble des problèmes cutanés. En usage interne, ou en application externe, son gel calme les irritations, démangeaisons, et prévient leur apparition. Son jus est une source exceptionnellement riche en minéraux, vitamines, enzymes, acides aminés, qui, en prime, contribuerait à une meilleure absorption de l'ensemble des substances nutritives.
Enfin, l'aloé serait l'une des plantes les plus bénéfiques dans le maintien de l'équilibre du système reproducteur féminin de la puberté à la ménopause. Il s'avère non seulement utile dans la régularisation de certains troubles liés aux cycles (notamment le SPM: le "syndrôme prémenstruel" regroupant différentes manifestations comme la rétention d'eau, les douleurs, coups de blues, précédant l'arrivée des règles), comme dans la prévention d'affections de l'appareil reproducteur féminin tels les fibromes.

L'aloé vera entre dans la composition de nombreux remèdes ayurvédiques, mais le plus souvent sous forme de poudre ou d'extrait aqueux, servant d'agent d'enrobage afin de faciliter l'absorption de ceux-ci.



Comment l'utiliser?

- sous forme de jus ou de gel (spécifié usage interne), mélangé à un peu d'eau à température ambiante, ou chaude, pour détoxiquer l'organisme. En l'utilisant comme "Anupana", c'est-à-dire en le mélangeant à d'autres plantes, il est utilisé en Ayurveda pour cibler leur action. Par exemple, mélangé au curcuma, l'aloé vera aurait une action nettoyante et tonifiante sur le système circulatoire.

- sous forme de poudre (difficile à se procurer en France), il sert de laxatif.Utilisé à très fortes doses, il est utilisé en Inde comme purgatif.

-sous forme de gel pour l'usage externe, on peut l'appliquer sur les parties sensibles, irritées. Je l'utilise personnellement comme après-soleil et le trouve extraordinairement utile les soirs d'été, quand la peau a emmagasiné de la chaleur et que l'on a besoin de se rafraîchir.

La dose conseillée selon les textes ayurvédiques est de 2 à 4 cc de jus de plante fraîche par prise. Elle peut aller jusqu'à 30 ml par jour.




Comment le choisir?

On trouve aujourd'hui facilement de l'aloé vera, que ce soit dans la magasins biologiques, en pharmacie ou parapharmacie. En revanche, il en existe plusieurs qualités. Le mode d'extraction est primordial, et doit respecter le mucilage délicat de la plante (substance aqueuse sécrétée par l'aloé). D'autre part, l'emploi de conservateurs, voire même d'acide citrique, endommagent les propriétés de la plante. Par expérience: il vaut mieux utiliser une marque à la durée de conservation courte, mais observant un mode de fabrication et de conservation vous faisant bénéficier des propriétés optimum de la plante.


Mises en garde
Ne vous avisez pas de consommer le gel d'Aloés directement issu de la plante sans connaître le procédé d'extraction. Celui-ci sécrète en effet une substance jaunâtre assez toxique (suffisamment pour déclencher une bonne colique...) qu'il faut ôter au préalable. Enfin, pour ceux qui voyagent en Inde: éviter d'acheter, dans le Sud de l'Inde, de l'Aloé Vera "home made" (préparé maison) sans connaître votre fournisseur (tourista assurée).

credit photo flickr: urbnmedia, friendcuttack, gorgol.

jeudi 9 avril 2009

Le gingembre, cette panacée venue d'Asie


Originaire d’Asie, le gingembre est un rhizome dont l’usage s’est aujourd’hui répandu à travers le monde entier. Sa chair juteuse et piquante est connue depuis des millénaires par l’ensemble des populations d’Asie du Sud Est, dont la Chine et de l’Inde, et que les médecines traditionnelles considèrent comme une panacée. Connue des médecins arabes depuis l'Antiquité pour ses vertus, l'on retrouve le gingembre jusque dans les soutras du Coran où il est promis comme nectar à ceux qui attendront le paradis. Les musulmans en propagèrent l’usage de l’Asie Mineure aux pays du Sahel, avant de l’introduire en Europe, avec les grandes caravanes de la route des épices.
La saveur du gingembre est piquante, douce, et astringente. Il a une action immédiate dans la sécrétion des sucs digestifs , favorisant l’appétit, comme la digestion. En Europe, le gingembre a remplacé le Galanga, racine de la même famille, qui permettait de faciliter la digestion des mets les plus lourds, en facilitant le travail de la vésicule biliaire. Le gingembre réchauffe de sa saveur piquante les aliments crus ou froid, évite la sensation de pesanteur dans l’estomac, de même que les crampes abdominales durant la digestion, et soulage instantanément toute sensation de stagnation, d’engourdissement ou de refroidissement. Pour cette raison, il est également recommandé en cas de rhume accompagné de fièvre. Dans les médecines orientales, on dit qu’il « fait circuler l’énergie », ou encore le Qi.


Comment l’utiliser ?

On utilise le gingembre frais ou sec (poudre), mais leurs effets sont différents : le premier est de nature « chaude », et le second « rafraîchissant ».
Voici pour vous quelques remèdes d’ici et d’ailleurs …

- en Asie, la décoction de gingembre frais râpé le matin permet de réveiller l’énergie comme de la reconstituer. Elle est le remède par excellence pour pallier aux nausées de la grossesse, comme en témoignent des générations de femmes Nord Africaines. On la dit est également souveraine pour lutter contre le mal des transports.

- En Ayurveda, le gingembre est utilisé en application locale sous forme de pâte pour soulager les articulations douloureuses.

- Hildegarde de Bingen, cette sainte du Moyen Age européen qui fut aussi une extraordinaire naturopathe, avait conçu une recette de gâteaux dépuratifs au gingembre à base de sucre complet et de farine d’épeautre, dont elle considérait l’usage comme un « remède universel » et préventif des maladies trouvant leur origine dans le système digestif.


Pour vous, une recette de saison: une boisson tonique à base de gingembre consommée pour Pessah (Pâques juive) sur la côte de Konkan tirée du livre d'Esther David...


Alah Ani Olah Pez Chi

Dans l'eau frémissante, mettre le gingembre épluché et pilé avec la citronnelle (verveine des Indes) et laisser bouillir jusqu'à ce que laboisson prenne un ton vert-marron. Laisser tiédir et passer letout. Servir dans des verres à thé avec une datte ou de sucre intégral.

dimanche 5 avril 2009

Le fenugrec, une petite graine gorgée de bienfaits


Le Fenugrec, Trigonella foennum graecum, est, comme son nom l’indique, une variété originaire de l’Europe du Sud, connue des grecs dès l’Antiquité, dont la semence s’est propagée du désert Saharien aux confins de l’Asie. Appartenant à la famille des Fabacées, il est reconnaissable à ses petites feuilles comparables à celle du trèfle :pour cette raison, on l’appelle aussi Trigonelle.


Une petite graine préventive et nutritive

Ses fleurs produisent des petites graines blondes, ressemblant à de minuscules graviers, possèdant une odeur fortement prononcée, qui appartiennent à la catégorie des « épices douces » . Aromatique, de nature « chaude », la saveur du fenugrec est principalement amère, puis piquante, qui sont les deux saveurs à privilégier au printemps. La saveur piquante permettant de stimuler l’énergie après le long sommeil hivernal. Quant à la saveur amère, elle est la saveur « purgative » par excellence, qui aide le corps à se nettoyer comme à se régénérer.
Un organisme débarrassé de ses toxines retrouve naturellement l’appétit, et avec celui-ci, une envie de croquer la vie à pleines dents ! Depuis des millénaires, on prête au fenugrec des vertus de longévité, car il maintiendrait l’organisme propre, tout en participant de la construction des tissus.
Car le fenugrec est avant tout connu pour favoriser la croissance. Source exceptionnellement riche en d’oligoéléments essentiels tels le calcium, le fer, le phosphore, le magnésium, comme en vitamines du groupe B, le feungrec participe au bon développement des tissus : à la formation du sang, à la tonicité des muscles (magnésium), à la solidité des os (calcium). Il est l’une des substances les plus usitées pour aider à la reminéralisation, car il aurait une action particulièrement bénéfique sur l’assimilation des nutriments. Pour cette raison, comme du fait qu’il redonne de l’appétit, le fenugrec contribuerait à la (re) prise de poids, permettrait de recouvrer ses forces, notamment chez les personnes les plus fatiguées, et serait particulièrement bénéfique pour pallier au stress de la vie moderne en raison de sa haute teneur en magnésium.

Une plante amie des femmes

Le fenugrec est sans doute, avec le fenouil, l’une des graines les plus intéressantes à connaître pour les femmes aux différentes étapes de leur vie, de la puberté, où la jeune fille a besoin de tous les nutriments nécessaires pour satisfaire aux besoins de la croissance et préparer son capital osseux, à la ménopause, où la fixation du calcium représente un enjeu important dans le maintien de sa santé. Au Moyen Orient et en Inde, où le fenugrec fait partie intégrante de l’alimentation quotidienne, il est courant d’en supplémenter l’apport pour les femmes au moment de la ménopause. Outre ses effets bénéfiques sur le maintien du capital osseux, il aurait une action favorable sur les sautes d’humeurs que certaines femmes peuvent rencontrer.
Le fenugrec est particulièrement recommandé au moment au moment de l’allaitement: il vous suffit pour cela d’en réhydrater les graines pour vous rendre compte qu’une substance semblable à du lait y est contenue.


Quatre façons de l’utiliser

Le fenugrec peut être utilisé sous de multiples formes. En voici quelques-unes, assorties de petits conseils et astuces, afin de vous bénéficier de son extraordinaire potentiel avec l’arrivée du printemps…

Le fenugrec s’utilise comme épice ou aromate pour tous les plats. Au printemps, il se combine idéalement au cumin, au curcuma, au gingembre, au laurier, qui possèdent une action conjointe sur les systèmes digestif et circulatoire. Les graines de fenugrec sont idéales pour aromatiser une soupe de légumes verts au printemps et en été.

Sous forme de graines germées, elles sont plus tendres, faciles à mâcher, et naturellement gorgées de sève ! On peut les prendre à jeûn, au petit déjeuner pour favoriser l’élimination (laxatif) ou pour leur action tonique. Elles sont particulièrement riches en vitamine E et du groupe B.

Sous leur forme végétale, elles deviennent un aromate, comme la coriandre ou le persil. D’une forme assez semblable aux pousses de mâche, et d’un goût similaire aux blettes, les feuilles de fenugrec peuvent agrémenter les salades, et sont utilisées dans certains pays d’Asie ou d’Afrique comme légume complémentaire pour aromatiser les plats, ou garnir les pains, comme dans le Nord de l’Inde.
Les feuilles ont une action dépurative assez similaire aux graines, la différence étant qu’elles se sont chargées de chlorophylle, et ont concentré la lumière du soleil afin de croître, énergie qui nous a parfois tant fait défaut durant les mois d’hiver…

Sous sa forme pulvérisée, le fenugrec peut servir à l'usage culinaire, comme en usage externe. Sa poudre, extraite des graines, aurait des propriétés assainissantes du cuir chevelu. En cas de pellicules, on préconise de l’appliquer généreusement sur le cuir chevelu, à sec ou mélangée à de l’eau à température ambiante, à laisser poser avant ou après avant le shampoing. De même, le fenugrec, par sa richesse en minéraux, contribue à la croissance du cheveu.
Son feuillage est également une plante tinctoriale qui permet de donner une coloration d’une belle nuance pourpre.


Nelly Saby, newsletter La Parisienne, février 2009
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