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mardi 20 octobre 2009

Prévention de la grippe selon l'Ayurveda

Ce post*, inspiré par l'actualité, et les enjeux sanitaires, fait suite à un article demandé par le site Compare Diet, regroupant les différentes diététiques (dont je vous recommande chaleureusement la lecture! ). Voici ce que nous rapportent les textes ayurvédiques au sujet de ce que nous appelons aujourd'hui communément "la grippe"...

L’on considère que c’est suite à l’apparition d’épidémies, et afin de savoir comment prévenir et soigner les populations qui vivaient sur les contreforts de l’Himalaya il y a de cela 5000 ans, que se serait développé l’Ayurveda. L’apparition des fièvres endémiques résulterait d’une altération de l’ordre naturel, affectant les propriétés des éléments de notre environnement direct, que sont la terre, l’eau, et l’air.

Ce que nous appelons "grippe" ou "virus grippal", est classifié parmi les affections endémiques, et catégorisé comme fièvres La fièvre - en sanskrit Jwara - survient lorsque les éléments de base que sont l’air, l’eau et la terre, liés respectivement aux Doshas Vata et Kapha, sont altérés. La grippe est appelée Vata Kapha Jwara, ou fièvre liée au vent et au phlegme, qui ont pour attribut commun le froid. Afin de contrer ce froid, on utilisera prioritairement ce qui est chaud. Ce qui est de nature à aggraver Vata, comme l’exposition au froid, au vent (courants d’air), et/ou Kapha, tels les aliments (lourds, gras, collants) formant des mucosités vont contribuer à développer un terrain favorable au virus, et à son incubation. L’alimentation tient un rôle essentiel dans la prévention, comme dans la rémission, car le système digestif – particulièrement l’estomac - est le foyer à partir duquel se développe l’affection. Elle peut avoir un impact direct sur l’augmentation des symptômes, selon si elle aggrave la condition de toxicité, ou d’excès des Doshas, ou au contraire, contribuer à enrayer le processus morbide.

De manière préventive, l’on conseille de :

  • Suivre un régime adapté à sa constitution et en rapport avec les saisons. Si ces affections apparaissent aux saisons où le froid ou l’humidité dominent, privilégier les saveurs de nature plutôt sèche comme l’amer ou l’astringent (légumes verts), chaude comme le piquant (épices douces), et équilibrante comme le doux (sous la forme de céréales, ou de légumineuses, facilement assimilables par l’organisme).
  • Eviter les aliments qui ont tendance à perturber ou à étouffer le feu digestif (Agni), en provocant des mucosités : les produits laitiers les plus lourds (crème, fromages salés, à pâte cuite ou molle), la viande (viandes grasses, viande de porc, charcuterie), les aliments de nature collante (certaines variétés de riz, bananes) ...
  • Eviter les aliments ou association d’aliments favorisant l’apparition de toxines dans le système digestif. Par exemple la plupart des produits laitiers, comme le lait, certains fromages, ainsi que le yaourt, ne doivent pas être associés avec les aliments acides comme la tomate, et la plupart des fruits (bien que cette habitude, relayée par l’industrie agro alimentaire, en ait fait un incontournable de notre alimentation actuelle !), le poisson, les crustacés ou la viande, car leurs propriétés sont incompatibles et l’organisme ne peut les digérer ou les digère partiellement : perdure un résidu qui stagne dans le système digestif, que l’on appelle Ama, et qui procure un terrain particulièrement favorable à la maladie.
  • Eviter ou réduire la plupart des aliments qui augmentent l’eau ou le Dosha Kapha, comme les aliments et boissons de nature rafraichissante. Car l’association de l’eau et du froid engendre une stagnation : une eau stagnante est un nid fertile et le point de départ des affections virales et des fièvres (par exemple la malaria) de tous ordres. Et au contraire, de privilégier les boissons chaudes, et tout particulièrement l’eau bouillie, qui va agir sur les trois Doshas s’accumulant dans l’organisme, en augmentant le mouvement d’élimination, en stimulant le feu digestif, et en d’asséchant le mucus. On peut y ajouter un peu de gingembre, de poivre long (Piper longum ou Pippali) ou noir, pour leur action stimulante sur le feu digestif, et fébrifuge.

    La consommation d’aromates tonifiant la digestion et fortifiant l’immunité, comme le gingembre frais ou sec, le Basilic Saint (basilic tropical appelé Tulasi) seront des aides précieuses. On conseille, en période d’épidémie, ou lorsque la fièvre s’installe, de consommer régulièrement des infusions à base de basilic, clous de girofle et gingembre.

    Si la grippe fait son apparition (se manifestant généralement par des courbatures, de la fièvre, puis de la toux), selon l’Ayurveda, il est conseillé :

  • De boire régulièrement de l’eau chaude avec les aromates cités plus haut
  • Un jeûne complet ou partiel, à base de soupes de légumes verts, ou encore de haricots mungos. Le riz est également considéré comme un aliment équilibrant (à réintégrer lorsque l’appétit revient, ou lors de la convalescence). En revanche, les produits laitiers et aliments gras sont proscrits. Tout ce qui ne va pas diminuer la fièvre et l’infection est considéré comme de nature à nourrir le processus morbide. Le ghee (beurre clarifié) est le seul produit laitier et gras autorisé, voire même conseillé, car il équilibre la fonction digestive, et la chaleur dans le corps.
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un organisme en ordre avec les rythmes biologiques, diurnes, nocturnes, comme avec la marche des saisons, sera moins susceptible d’être affecté par tout désordre ou attaque extérieure (ou facteurs exogènes de la maladie). Selon l’un des textes les plus importants (Susruta Samhita), on considère que les personnes les moins susceptibles de succomber aux maladies endémiques, sont celles qui ont eu raison du phlegme au printemps, vaincu la bile à l’automne, et maîtrisé le vent à la saison des pluies et en hiver.


Consulter les autres articles sur la prévention de la grippe sur le site Compare Diet.

* Le présent document a été réalisé à partir des textes de référence de l’Ayurveda, dont la Charaka Samhita et Susruta Samhita. Il est un support informatif, pédagogique et culturel, permettant une meilleure connaissance de cette tradition. Il ne peut en aucun cas être considéré comme un document à visée médicale, ou se substituer à l’avis d’un spécialiste.
Credit photo flickr na.presseportal

mercredi 1 avril 2009

L'alimentation, premier pilier de notre santé



Bien se nourrir est essentiel à notre vie. La nourriture que nous consommons nous procure la force, l’énergie dont nous avons besoin pour maintenir la cohésion de notre corps, permettre son mouvement, assurer son développement. D’une nourriture saine et équilibrée dépend la formation des constituants du corps : DOSHA, DHATUS, MALAS.
La nourriture que nous consommons va être divisée en trois :
La partie brute va se transformer en excréments
La part intermédiaire se transforme en chairs
La partie subtile se transforme en esprit

La majeure partie va être transformée en urine, une autre partie en sang, et enfin, la partie la plus subtile va soutenir le PRANA, la force vitale. Le rôle de l’alimentation est de :
- de nourrir le corps en assurant son développement , son renouvellement, comme son maintien
- entretenir et renouveler l’énergie vitale, PRANA

Le régime alimentaire constitue la mesure curative la plus importante à long terme. Ses effets sont longs à se manifester (6 mois environ), mais sont durables. Notre corps est formé par les aliments : si nous ne modifions pas notre alimentation, comment s’attendre à ce que le corps, qui est son produit, change ou guérisse ?
Avec son approche individualisée, l’Ayurveda insiste sur le rôle d’une alimentation appropriée. Quelque traitement que nous entreprenions, il a besoin d’être soutenu par une alimentation adéquate. Ainsi, le régime alimentaire peut neutraliser les effets des plantes curatives . A long terme, une mauvaise alimentation annihilera les effets curatifs des plantes, et de tout traitement. D’autre part, l’alimentation repose sur un certain nombre de facteurs, de règles, de lois, fondées sur celle de la nature.


Le premier pilier de notre santé

Se nourrir est essentiel à notre vie. C’est grâce à l’alimentation que l’enfant se construit et grandit. C’est avec elle que se développe son goût, sa personnalité, sa force, son immunité, son intelligence et ses rêves. Cet échange entre l’alimentation, la construction de nos tissus, l’entretien et le renouvellement de notre énergie est en permanence assuré et réclamé par les fonctions de notre organisme. D’une nourriture saine, équilibrée, adaptée dépend notre santé. En Ayurveda, l’alimentation est considérée comme le premier pilier de la santé.


L'énergie des aliments...

Ce que l’on appelle nutrition est la nourriture digérée par l’organisme qui va nourrir l’ensemble des tissus du corps. Les aliments frais, comme les fruits et les légumes ont un pouvoir de guérison extraordinaire : ils regorgent de vie, ou Prana, qu’ils transmettent directement à notre organisme. En revanche, une nourriture impropre, pauvre, dépourvue de substance, dévitalise notre organisme, agit comme un poison, rendant notre organisme moins résistant face aux maladies qui vont s’inscrire de façon chronique si nous ne prenons aucune mesure pour changer cet état des choses.


... plus que leur composition chimique

L’Ayurveda s’intéresse principalement à l’énergie des aliments afin d’équilibrer les DOSHAS. Elle ne considère pas les besoins nutritionnels spécifiques : les apports caloriques, minéraux, vitaminiques, chimiques. De ce point de vue, il n’existe pas d’alimentation standard, ou de prise en compte, par exemple, de l'indice de masse corporelle pour définir le nombre de caloriés à absorber: c'est un calcul que l'Ayurveda ignore, car "l'apport énergétique" ne rend pas compte de "l'énergie" qualitative apportée par les aliments.
Cette différence est essentielle!
On considère cependant que la quantité correcte de nourriture par jour est donnée par nos deux mains : nous ne devrions pas manger plus que ce que peuvent contenir nos mains. C'est "notre bol alimentaire".



Prana, l'énergie de la vie!



Qu'est-ce que le Prana?





Selon l’Ayurveda, la santé dépend du bon rapport que nous entretenons avec la nature et par l’observance des rythmes biologiques. L’Ayurveda est l’observance de cette dynamique perpétuelle de la vie qui se régénère en permanence. Cette intelligence de la vie est PRANA, ou l'énergie fondamentale, source de toute manifestation de la matière dans la création. Prana est aussi la force à l'œuvre dans le processus de guérison : c’est sur elle ou sur le recours à toute énergie de vie que s’appuie tout traitement en Ayurveda.

Le Prana est semblable à l’énergie du vent, qui s’engouffre dans tout espace prêt à le recevoir et à être nourri par son énergie.

Il existe deux sources principales du Prana dans le corps : la respiration, qui nous permet d’absorber l’oxygène nécessaire au renouvellement de l’énergie, et l’alimentation, qui nous permet d’absorber à travers les substances solides et liquides les nutriments dont nous avons besoin. Si nous n’absorbons pas l’oxygène dont nous avons besoin, le corps asphyxie. Si nous n’absorbons pas de nourriture, le corps dépérit. Cependant, tout n’est pas source de Prana : l’air peut être altéré, pollué, certains aliments dépourvus de substance et de qualités nutritives, ce dont nous prenons dramatiquement conscience aujourd’hui. La vie nourrit la vie.

A l’inverse, tout ce qui est dépourvu de cette énergie de vie, ce qui est pauvre en Prana met la vie en état de carence, pour ne pas dire « en danger ». Nous entrevoyons ici un aspect très important de l’énergie de vie qui est fondé sur la qualité. Car la quantité, dépourvue de substance ne nous assure pas le nourrissement nécessaire au maintien de la vie : seule la qualité, c’est-à-dire la richesse d’une substance que nous absorbons en Prana nous procure l’énergie, la force, la santé.






Prakriti, ou renouer avec sa vraie nature

Il existe en Ayurveda un concept central qui est celui de PRAKRITI, qui correspond à notre constitution, ou encore, à notre "nature", et qui définit notre équilibre propre.



Car chaque personne possède les trois humeurs VATA, PITTA, et KAPHA, mais dans une proportion ou un équilibre qui lui sont propres. C’est ce que l’on appelle PRAKRITI. Celle-ci prend place au moment de la conception. Elle dépend de la constitution des parents (héritage génétique), mais aussi du moment, du lieu de la conception, de l’alimentation, de la saison, de la condition des futurs parents à ce moment-là.
PRAKRITI est unique et immuable. Elle est ce qui nous a permis d'être conçu: notre état de viabilité.

Pourquoi le fait de connaître sa constitution est-il nécessaire?

Notre santé repose sur le maintien de cet équilibre qui nous est propre. Or, cet équilibre est subtil et fragile. Il se régénère en permanence à travers l’air que nous respirons, la nourriture comme les impressions que nous absorbons. De même, il est exposé aux facteurs extérieurs auxquels notre corps doit en permanence s’adapter : climat, saisons, environnement, évènements. Ainsi, par la connaissance de notre constitution, nous sommes mieux à même de prévenir certains déséquilibres:
Par exemple, si nous sommes de constitution Vata, et dominé par les caractéristiques de l'air, ilnous faudra naturelement faire attention à tout ce qui augmente cet élément, en évitant tout ce qui est froid, sec, irrégulier, léger.

L’Ayurveda privilégie dans son approche la connaissance des facteurs qui peuvent contribuer à notre santé, comme ceux qui sont à même de l’altérer afin de devenir autonomes dans la gestion de notre santé.



Comment déterminer sa constitution?

Pour déterminer sa constitution, il existe un certain nombre d’observations que l’on peut faire. Cela ne requiert pas de compétence particulière, si ce n’est de savoir se servir de ses cinq sens. Dans tout bilan ayurvédique, on procède aux différentes étapes qui sont l’observation, le questionnement, le toucher (prise des pouls).

Grâce au test accessible avec ce lien , vous pourrez réaliser chez vous une observation :
- de vos caractéristiques physiques
- de votre métabolisme
- de votre tendance émotionnelle et mentale
vous pourrez établir par vous même une première évaluation de votre constitution.

Tâchez d’être le plus objectif possible :par exemple, en ce qui concerne votre ossature, ou la nature de vos cheveux (fins, épais, lustrés), et essayez de le faire en référence à ce que vous avez pu observer de la majorité des personnes. Déterminer soi même sa constitution est très difficile, car il est difficile d’avoir une vision globale de soi qui ne soit pas influencée par l’impression subjective que nous avons de nous.

Après avoir rempli le questionnaire, reportez-vous aux grandes typologies.


Les différentes constitutions et leurs caractéristiques

Vous êtes plutôt :

VATA
La constitution Vata est dominée par les éléments AIR et ETHER.
Vata possède leurs attributs:
sec, froid, léger, subtil, irrégulier et rugueux.

Les personnes de constitution Vata sont généralement plus minces, plus petites, sèches et de carnation plus foncée que les autres : les attaches sont fines et apparentes, les yeux bruns et étroits, la peau mate, les muscles saillants. Il leur est difficile de prendre du poids et ils manquent souvent de robustesse. Ils ont une énergie vive, mais, manquant de réserve physique, ils sont souvent fatigables. Comme ils fonctionnent sur une énergie de surface, ils ne mesurent souvent pas leurs forces, et peuvent se retrouver dans des phases d’épuisement. C’est l’activité mentale qui domine chez Vata : leur esprit est comme l’air : subtil, rapide, instable. Les personnes de type Vata ont une intelligence rapide, une grande adaptabilité. Leur mémoire est immédiate et elle leur fait souvent défaut.
L’excès d’air génère dans le corps
légèreté, sécheresse et froid, principalement au niveau de la peau, du colon et des os. Ainsi, les personnes de type Vata sont plus exposées à des troubles tels que sécheresse cutanée, constipation, dégénérescence tissulaire, troubles nerveux. Vata a besoin d’une nourriture, d’une atmosphère et d’un mode de vie possédant des attributs opposés : chaud, doux, humide.


PITTA

La constitution Pitta est dominée par les élements FEU et EAU, qui sont deux éléments de nature très différente et complémentaire.
Pitta est par nature
chaud, mobile, pénétrant, léger, huileux.

Les types Pitta possèdent généralement une corpulence moyenne, une bonne musculature, une intelligence et une énergie vives. Ils ont un bon appétit et un excellent pouvoir de digestion : les types Pitta mangent en plus grande quantité que les autres doshas et ont besoin de faire des repas fréquents.
Les personnes de type Pitta sont chaleureuses, souples, motivées, ambitieuses, dotées d’un esprit clair, d’une excellente mémoire et sont de remarquables leaders. En excès, l’élément feu peut entraîner
une chaleur trop importante, de l'acidité, des troubles liés au sang, et conduire à des éruptions cutanées, des allergies, des maladies des yeux, de l’hyperacidité, des ulcères, de la diarrhée, ainsi que des maladies infectieuses, des hémorragie, des problèmes rénaux. Les organes liés à Pitta sont le foie, l’intestin grêle, le cœur et la peau. Emotionellement, Pitta a tendance a être passionné. Il peut se montrer critique à l’excès, colérique et impatient.
Il est équilibré par ce qui est frais, stable, lourd et sec.


KAPHA

Laconstitution Kapha est dominée par les éléments EAU et TERRE.
Ces éléments ont en commun des attributs
froid, lourd, humide, lent.

Les personnes de type Kapha ont un physique robuste et puissant, qui leur permet d’effectuer des tâches requérrant force, résistance et endurance. Leurs tissus sont bien développés : leur peau est douce, lustrée, leurs cheveux épais, leur ossature charpentée. Leur attitude est à la fois douce, stable, patiente. Elles se meuvent lentement : de la même façon, leur intelligence est plus lente et laborieuse que les autres types, car elle est d’abord sensible et leur mémoire liée à l’affectif. Leur métabolisme est lui aussi plus lent et ils ont davantage tendance à stocker ce qu’ils consomment. Par conséquent, les personnes de type Kapha doivent veiller à avoir un exercice régulier et soutenu, et une alimentation moins fréquente et abondante que les autres types.

Les personnes de type Kapha ont tendance à l’embonpoint, à la rétention d’eau ou au développement des tissus adipeux. Ils doivent veiller à leur cholestérol, à leur tension, et de façon générale à tout ce qui concerne la partie supérieure du corps, et plus particulièrement le cœur et les poumons. L’excès d’eau dans le corps peut également se traduire sous forme de mucus, qui peut ralentir les autres fonctions.

Il existe des types « doubles », associant les caractéristiques de deux Doshas. Il vous faut alors déterminer quel est le Dosha le plus important, et suivre les recommandations afférentes, en étant vigilant quant au second.

Les Trois Doshas

LES TROIS PRINCIPES DE VIE

Selon cette observation par les Anciens, il existe trois grands principes, ou forces cosmiques fondamentales qui permettent la vie : le premier est le PRANA, l’énergie du mouvement, le souffle, la force vitale. Le second est JYOTI, la lumière, le rayonnement, qui donne une direction au mouvement (les éclairs). La troisième force est le principe de cohésion qui permet aux autres formes de l’énergie de se développer, manifestant le pouvoir d’amour, qui seul assure la continuité : PREMA. Chacune de ces forces correspond à une manifestation dans la création : le mouvement est généré par le vent et à l’élément air, la lumière et la chaleur au soleil et au feu, la lune et l’eau à la croissance et au maintien de la cohésion du tout

LES TROIS DOSHAS

Les hommes se sont rendu compte que le corps fonctionnait selon les mêmes principes et éléments de base présents dans la Nature :qu’il était à la fois gouverné, mu, et entretenu par ces principes et éléments. Nous retrouvons ces forces dans le corps sous la forme des trois humeurs biologiques, les DOSHAS : VATA, PITTA, KAPHA, correspondant aux 5 éléments éther, air, feu eau et terre.


VATA signifie : ce qui fait bouger les choses. Il est responsable du mouvement, du niveau le plus évident (musculaire) au niveau le plus subtil. Il gouverne l’équilibre, les sens, la compréhension, l’adaptabilité.
Il est composé d'air et d'éther.



PITTA signifie : ce qui digère les choses. Il est responsable de tout processus de transformation (digestion) chimique dans le corps. Il gouverne également notre digestion mentale : notre perception.
Il est composé de feu et d'eau, et est souvent assimilé à la bile.





KAPHA signifie « ce qui relie les choses entre elles ».
KAPHA est la substance du corps (SOMA). Il est responsable de la stabilité et de la résistance physique et psychique.
Il est composé d'eau et de terre.


Voici comment ces trois DOSHAS sont décrits dans les textes :

« Vata Pitta et Kapha, ce groupe de trois doshas dans leur état naturel ou dans leur état de déséquilibre, donnent vie au corps et le détruisent également. » nous disent les textes

Chaque DOSHA a des qualités qui lui sont propres.

Vata est sec, froid, léger, rugueux, instable ou irrégulier.
Pitta est chaud, mobile, léger, subtil, pénétrant, odorant.
Kapha est lourd, froid, stable, humide.

Tout attribut semblable va avoir pour effet d’augmenter tel ou tel Dosha : par exemple, ce qui est chaud augmente Pitta, ce qui est sec Vata, ce qui est lourd Kapha. Et les attributs opposés vont, au contraire, avoir un effet de régulation sur les Doshas : par exemple, ce qui est frais équilibre Pitta. De la même manière que le soleil adoucit de ses rayons une froide journée d’hiver, que la pluie fait reverdir la végétation après des journées de sécheresse.

Ayurveda, l'essentiel

L’Ayurveda, Connaissance de la Vie




L’Ayurveda est la « Connaissance de la Vie », également connue sous le nom de « Science de la longévité ». Issue de la tradition védique de l’Inde, l’Ayurveda nous enseigne comment maintenir notre équilibre, à nous régénérer en profondeur, à vivre mieux et plus longtemps. L’Ayurveda est considéré comme étant à l’origine de l’ensemble des systèmes de soins naturels. De plus en plus présent en Occident, l’Ayurveda est reconnu comme une voie de traitement et un mode de prévention efficace des maladies dans notre société actuelle.
Riche de plusieurs millénaires de tradition et d’existence, l’Ayurveda a à la fois assimilé et régénéré, au cours de son histoire, la quintessence des médecines traditionnelles, et modernes. Cette connaissance trouve aujourd’hui sa place dans les unités hospitalières en Inde,aux Etats Unis et dans de nombreux pays.
L’Ayurveda serait apparu dans des temps très anciens. Ses premiers écrits remontent à 4 ou 50000 ans, et furent le fruit d’une observation attentive (ou méditation) de la nature qui les environnait qu’ont pu faire les Rishis (ou « sages »), vivant sur les contreforts de l’Himalaya, et qui ont dégagé ainsi des grands principes régissant l’univers. Ces lois, quelles sont elles ?

L'Ayurveda, c'est quoi?

Depuis quelques années, on entend de plus en plus parler de l'Ayurveda.
Introduit en Occident avec le développement du Yoga, l'Ayurveda est devenu connu du grand public avec la pratique des massages traditionnels indiens et l'explosion des différentes pratiques ou méthodes liées au bien être.

Sagesse millénaire de l’Inde, l’Ayurveda est un mot sanskrit composé de deux termes: VEDA, qui signifie « connaissance », et AYU, qui signifie "la vie". On raconte que celle-ci serait apparue sur les rives du Gange à un moment où les populations commençaient à souffrir de maladies liées à l'altération de leurs conditions de vie. On observa alors la nature, et l'on établit un rapport entre les principes qui gouvernent la création, et l'organisme humain. Selon cette connaissance, notre santé repose sur l’équilibre des trois principaux composants du corps humain, les Doshas : Vata, Pitta et Kapha liés aux éléments de base de la création : l’Air, le Feu, l’Eau.


Quelle est son approche ?

Au cours de notre vie, bien des facteurs peuvent altérer l'équilibre de la santé. L’Ayurveda est une méthode universelle, envisageant la personne dans sa globalité. Elle repose sur des savoirs et techniques combinant l’ensemble des énergies disponibles dans la nature (éléments, aliments, minéraux, plantes) afin de régénérer l’organisme en profondeur. Ce mode de prévention parmi les plus anciens est aujourd’hui reconnu comme une approche naturelle, globale, profonde, offrant une réponse extraordinairement adaptée aux différents problèmes que rencontre l’individu au sein de la société moderne.

L'approche en Ayurveda est très diversifiée. En Inde, il n'existe pas une forme unique d'Ayurveda, mais des traditions puisant à la même source. L'Ayurveda tel qu'il est pratiqué au Kerala est bien différent de celui des Himalayas, qui est adapté aux ressources, constitutions et besoins spécifiques des populations montagnardes. C'est la grande spécificité de l'Ayurveda, que de s'adapter au plus près au milieu où vit un individu, car c'est par une meilleure connaissance de notre environnement que nous pouvons gérer notre équilibre, non en basculant dans un système qui nous est étranger. En réalité, l'Ayurveda, ce n'est rien d'autre que du bon sens...


A qui cela s’adresse-t-il ?

A tous, et à tous âges. Plus particulièrement aux personnes cherchant une réponse différente aux effets du stress, du vieillissement, aux femmes aux étapes importantes de leur vie.


En quoi consiste un suivi en Ayurveda ?

II va tout d’abord permettre d’établir un bilan complet, afin de déterminer votre équilibre propre, ou "constitution", ainsi que la cause de tel ou tel déséquilibre que vous pouvez rencontrer afin d' agir sur celle-ci de manière préventive, et contribuer, au jour le jour, saison après saison, à votre équilibre.


L'Ayurveda est-il une médecine?



Lorsque l'on parle aux indiens de l'Ayurveda en tant que médecine (car on emploie bien souvent le terme de "médecine ayurvédique"), ceux-ci s'offusquent, et vous feront l'objection suivante:
"This is not a medecine, this is a Science"
"Ce n'est pas une médecine, mais une connaissance"
Et pour eux, la seconde dépasse largement la valeur scientifique que l'Occident accorde à la première.

Pour comprendre ce qu'est l'Ayurveda, il faut connaître et comprendre son origine historique, et philosophique. A savoir son apparition dans l'un des berceaux de la civilisation: le bassin indo-gangétique qui vit paraître l'une des premières formes d'écriture, il y a plus de 4000 ans de cela, avec un ensemble de textes racontant l'origine de l'univers, ses principes et ses lois.
L'Ayurveda correspond, avec le Yoga, à la branche "pratique" des Vedas consacrée à l'équilibre du corps et de l'esprit.

Riche de plusieurs millénaires de tradition et d’existence, l’Ayurveda a à la fois assimilé et régénéré, au cours de son histoire, la quintessence des médecines traditionnelles, et modernes. L'Ayurveda trouve aujourd’hui sa place dans les unités hospitalières en Inde, aux Etats Unis et dans de nombreux pays. L'ayurveda est reconnu par l’OMS en tant que "médecine traditionnelle".
L'Ayurveda n'est pas reconnu en tant que médecine en France. Sa pratique relève du domaine du conseil en hygiène de vie, du bien être et de la prévention: ce qui est, originellement et traditionnellement sa vocation!


Qu'est-ce que l'Ayurveda n'est pas?

Beaucoup de techniques se réclament aujourd'hui de l'Ayurveda:la thérapie par les chakras, le magnétisme, le reiki, ainsi que certains massages souvent très éloignés de l'esprit de cette tradition. Parce que l'Ayurveda s'est développé avec le mouvement New Age, sa réputation a souffert de beaucoup d'amalgames et de mélanges. Jusqu'à le catégoriser comme un secte.
L'une des raisons est que le pays dont l'Ayurveda est originaire, bouscule sur bien des plans les frontières établies au sein de notre société. En Inde, le rapport au corps a à voir avec le sacré. Ce qui peut créer un certain malaise dans l'esprit d'un occidental. Il faut savoir qu'en Inde, l'Ayurveda fait partie du paysage quotidien au même titre que le Yoga, avec qui il constitue la branche pratique des Vedas dédié au corps.

Contrairement à ce qui a pu parfois être véhiculé comme image, l'Ayurveda n'est pas une démarche destinée à faire basculer un individu dans une hygiène de vie, une culture ou un système de croyances qui sont ceux de l'Inde et plus particulièrement de l'hindouisme, mais une approche universelle, qui nécessite de s'adapter au contexte dans lequel évolue un individu, en respectant son identité, son intégrité physique, morale, culturelle ou religieuse.