jeudi 25 juin 2009

Stage de massage traditionnel ayurvédique en juillet


Depuis les premières heures de la vie au grand âge, le massage fait partie intégrante de la vie quotidienne en Inde. Aussi nécessaire à notre équilibre que la nourriture est indispensable à notre survie, le massage aide à libérer les tensions, favorise l'élimination des toxines par l'activation de la circulation, la tonicité des tissus, et permet de prévenir les effets du temps. Le massage ayurvédique Abhyanga (massage du corps complet) repose sur une prise en compte attentive de la personne, permettant d'adapter le type de toucher, le rythme ainsi que le support (huiles).


C'est cette tradition que je vous invite à découvrir à travers ce stage découverte comprenant:
- une introduction à l'Ayurveda
- les usages et bienfaits du massage ayurvédique
- sa technique
- l'utilisation des huiles


Lieu: 10 rue de La Loge, Montpellier
Dates: 25 et 26 juillet 2009
Nombre de places limité à 6 personnes
Coût par participant: 125 euros

Contact: anandisaby@gmail.com 06 63 86 99 14

L'Hibiscus, nectar de paradis


LHibiscus, cette fleur au beau rouge incarnat, parure des femmes, offrande aux dieux, abreuve depuis des millénaires de son nectar subtil et rafraîchissant les populations des zones les plus chaudes du globe… Elle est issue d’une variété subtropicale dont il existe plusieurs dizaines de milliers de fleurs différentes. Deux d’entre elles sont utilisées pour leurs vertus, notamment par les premières civilisations qui peuplèrent l’Afrique, du Moyen Orient et de l’Asie du Sud Est. La première est la « Roselle » (Rosa sinensis), - une fleur au rouge incarnat et au pistil orangé -, et le «Bissap » (Hibiscus Sabdariffa) que l’on trouve principalement en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Burkina Faso, Mali…) dont les fleurs sont plus étroites et ramassées.

La Roselle possède une saveur astringente et douce, avec un effet rafraichissant et adoucissant sur l’organisme. La seconde, également appelée « Oseille de Guinée » en raison de son acidité, a donné son nom à une boisson très usitée et populaire : le Bissap, une infusion de nature sirupeuse, à la couleur sanguine, consommée fraîche dans les pays du Sahel, que les musulmans appellent aussi « Karkadé », et dont l’utilisation remonterait à l’Egypte ancienne… Rafraichissant, l’hibiscus relaxe et apaise l’organisme (il est réputé pour faire baisser la tension ), tout en le ressourçant. Car ses pétales sont exceptionnellement riches en vitamine C, ainsi qu’en vitamine A, ce qui contribue au maintien de notre équilibre général, comme au tonus de notre organisme! Pour ces raisons, il soutiendrait la formation du sang, protègerait le système circulatoire, le cœur, en ayant une action particulièrement bénéfique sur l’hypertension. Il aurait une action nourrissante et protectrice de l’ensemble des tissus, notamment de la peau (grâce à ses antioxydants). Pour cette raison, l’hibiscus est aussi utilisé sous forme de cataplasmes pour les soins de la peau, notamment en Polynésie, où on l’utilise en cas d’irritations, démangeaisons, éruptions. En raison de sa forte concentration en mucilages, donnerait à la chevelure une souplesse exceptionnelle, et en accroîtrait la pousse.

Bissap

Dans la tradition ayurvédique, l’on considère que l’hibiscus est lié au fonctionnement de la partie inférieure du corps, et qu’il contribue à l’équilibre des systèmes urinaire et génital. Notamment chez les femmes. Dans cette perspective, elle est souvent associée à la rose, cette autre fleur symbole et alliée de la féminité ! L’hibiscus est utile en cas de règles difficiles, douloureuses, abondantes. Calmante, elle est conseillée pour tous types de crampes, de spasmes, qu’ils soient nerveux, musculaires, ou digestifs.


Gombos (ou Okras)

Enfin, n’oublions pas que l’hibiscus (variété aux pétales jaunes) porte de vertueux fruits ! Ils forment de petits légumes d’un vert intense, semblables à des poivrons miniatures au dessin octogonal, que l’on appelle Gombos, ou encore Okras (Asie du Sud) entrant dans la préparation de nombreux plats subtropicaux, et qui recèlent eux aussi de surprenantes vertus…




Infusion d’Hibiscus ou Bissap

Compter 20g d’Hibiscus pour 1 litre d’eau

Porter l’eau à ébullition. Ebouillanter les fleurs d’Hibiscus, et laisser infuser la préparation dans une théière durant au moins une heure. Vous pouvez ajouter, avec les fleurs, quelques feuilles de menthe et/ou des gousses de cardamome.
Filtrer le mélange. Sucrez à votre convenance avec du sucre complet, ou mieux, du sucre intégral (plus riche en minéraux !).




Article réalisé pour la Newsletter de la Parisienne, www.la-parisienne.net juillet 2009

credit photo flickr macropoulos, motleyprincess, flunflowers, bruno.

mardi 23 juin 2009

L'Aloé Vera, ou la jeunesse éternelle


Extrait de la plante Aloe Bardanensis, qui, à la manière d'autres espèces végétales poussant dans les espaces arides, tels les cactés, l'Aloé Vera est une plante qui a su concentrer dans l'eau qu'elle retient dans ses larges, longues et denses feuilles, toutes les propriétés concentrées du sol qui l'a vu naître, comme du soleil qui a permis sa croissance. Appartenant à la famille des liliacées, comme d'autres plantes aux effets curatifs notoires, tel l'ail ou l'onion, l'aloés fut sans doute l'un des végétaux parmi les plus précocement utilisés et reconnu pour ses vertus curatives. La reine Cléopâtre elle-même l'aurait utilisé pour ses soins de beauté...


Depuis des millénaires, l'Ayurveda connaît et utilise cette plante, notamment sous forme de poudre (l'extrait frais d'aloé vera se conservant difficilement dans les régions chaudes). L'aloé est appelée "Kumari", nom sanskrit qui signifie "vierge".
Cette plante possèderait comme vertu première de régénérer le corps féminin comme nulle autre végétal dans la nature. L'aloé, utilisé en interne comme en externe, préserverait la santé de certains tissus comme la peau, dont il préserve l'hydratation (et la jeunesse!), le sang, qu'il purifie, ainsi que, chez la femme, les tissus reproducteurs qui lui sont liés.

Sa saveur amère, légèrement purgative, lui permet d'agir à la fois comme dépuratif, et comme régulateur du métabolisme du sucre et des graisses. Son action cible principalement les organes que sont le foie et la rate, responsables du renouvellement du sang. Son effet rafraichissant sur l'organisme possède une action fébrifuge, antiinflammatoire et calmante. Ainsi, l'aloe vera a une action douce, progressive, mais très efficace pour l'ensemble des problèmes cutanés. En usage interne, ou en application externe, son gel calme les irritations, démangeaisons, et prévient leur apparition. Son jus est une source exceptionnellement riche en minéraux, vitamines, enzymes, acides aminés, qui, en prime, contribuerait à une meilleure absorption de l'ensemble des substances nutritives.
Enfin, l'aloé serait l'une des plantes les plus bénéfiques dans le maintien de l'équilibre du système reproducteur féminin de la puberté à la ménopause. Il s'avère non seulement utile dans la régularisation de certains troubles liés aux cycles (notamment le SPM: le "syndrôme prémenstruel" regroupant différentes manifestations comme la rétention d'eau, les douleurs, coups de blues, précédant l'arrivée des règles), comme dans la prévention d'affections de l'appareil reproducteur féminin tels les fibromes.

L'aloé vera entre dans la composition de nombreux remèdes ayurvédiques, mais le plus souvent sous forme de poudre ou d'extrait aqueux, servant d'agent d'enrobage afin de faciliter l'absorption de ceux-ci.



Comment l'utiliser?

- sous forme de jus ou de gel (spécifié usage interne), mélangé à un peu d'eau à température ambiante, ou chaude, pour détoxiquer l'organisme. En l'utilisant comme "Anupana", c'est-à-dire en le mélangeant à d'autres plantes, il est utilisé en Ayurveda pour cibler leur action. Par exemple, mélangé au curcuma, l'aloé vera aurait une action nettoyante et tonifiante sur le système circulatoire.

- sous forme de poudre (difficile à se procurer en France), il sert de laxatif.Utilisé à très fortes doses, il est utilisé en Inde comme purgatif.

-sous forme de gel pour l'usage externe, on peut l'appliquer sur les parties sensibles, irritées. Je l'utilise personnellement comme après-soleil et le trouve extraordinairement utile les soirs d'été, quand la peau a emmagasiné de la chaleur et que l'on a besoin de se rafraîchir.

La dose conseillée selon les textes ayurvédiques est de 2 à 4 cc de jus de plante fraîche par prise. Elle peut aller jusqu'à 30 ml par jour.




Comment le choisir?

On trouve aujourd'hui facilement de l'aloé vera, que ce soit dans la magasins biologiques, en pharmacie ou parapharmacie. En revanche, il en existe plusieurs qualités. Le mode d'extraction est primordial, et doit respecter le mucilage délicat de la plante (substance aqueuse sécrétée par l'aloé). D'autre part, l'emploi de conservateurs, voire même d'acide citrique, endommagent les propriétés de la plante. Par expérience: il vaut mieux utiliser une marque à la durée de conservation courte, mais observant un mode de fabrication et de conservation vous faisant bénéficier des propriétés optimum de la plante.


Mises en garde
Ne vous avisez pas de consommer le gel d'Aloés directement issu de la plante sans connaître le procédé d'extraction. Celui-ci sécrète en effet une substance jaunâtre assez toxique (suffisamment pour déclencher une bonne colique...) qu'il faut ôter au préalable. Enfin, pour ceux qui voyagent en Inde: éviter d'acheter, dans le Sud de l'Inde, de l'Aloé Vera "home made" (préparé maison) sans connaître votre fournisseur (tourista assurée).

credit photo flickr: urbnmedia, friendcuttack, gorgol.

jeudi 11 juin 2009

Protégeons notre peau

L’arrivée de l’été correspond naturellement à un moment où l’on prend davantage soin de son « enveloppe corporelle ». Or notre enveloppe, c’est notre peau. La peau, recouvrant la quasi totalité de notre corps, est aussi son organe le plus vaste, doté d’une sensibilité extraordinaire, assurant notre protection face aux éléments, la régulation de la température corporelle et l’évacuation de certaines toxines par la transpiration.

De façon générale, on conseille de ne jamais s’exposer de manière directe à la chaleur et aux rayons du soleil aux heures les plus chaudes (entre 11 et 16h en plein été). L’idéal est de couvrir au maximum les parties du corps, en portant des vêtements amples, aux nuances claires (au soleil), dans des matières naturelles, comme le coton ou la soie, permettant à la peau de respirer : les couleurs sombres absorbent luminosité et chaleur, les matières synthétiques ou les vêtements serrés compriment, créent une surchauffe ainsi que des problèmes de circulation (auxquels les femmes sont davantage sensibles).


Protéger notre barrière cutanée


La peau requiert en été une attention toute particulière : plus exposée aux éléments, notamment à la chaleur et à la luminosité du soleil, elle ne réagit pas de la même façon suivant sa carnation. Le maintien d’une bonne température corporelle, comme du niveau d’hydratation sont essentiels. En été, l’élément feu domine, et le Dosha Pitta, auquel il correspond, a tendance à être aggravé. Or l'une des fonctions de Pitta, que l'on appelle Brajaka Pitta, gouverne l'équilibre de la peau: à la fois sa pigmentation, mais aussi l'ensemble de ses réactions.

Certains soins corporels, et notamment des applications d’huiles sont bénéfiques car elles permettent de maintenir cet équilibre fragile en mobilisant la barrière cutanée.
Les huiles bénéfiques pour Pitta possèdent des propriétés rafraîchissantes, ce sont : l’huile de noix de coco, de santal, de tournesol, ainsi que les huiles fabriquées à base de plantes comme le Shatavari (Asparagus Racemonus), le Brahmi (Bacopa Moniera), le Neem (Azadarichta Indica), ou encore l’Amalaki (Embellica officinalis).
Sous nos latitudes, les huiles à base de fleurs comme la rose musquée, le lys, ou encore l’amande douce (quoiqu’un peu lourde en été) peuvent être utilisées, notamment pour les parties sensibles ou exposées comme le visage ou les mains. L’huile d’olive est également bonne, car elle tonifie le tissu cutané, tout en renorçant la carnation (notamment les peaux mates).


Snehana


« Snehana » désigne le fait d’appliquer de l’huile. On peut le faire en donnant un massage du corps complet –cela s’appelle alors « Abhyanga » - ou en privilégiant certaines parties du corps.
On peut soit le recevoir, soit pratiquer un automassage, aussi souvent que l’on en ressent le besoin. En été, on préférera les premières heures du jour: juste avant la douche.

Un peu avant de prendre votre douche,
préparer environ 25 cl d’huile (la quantité peut varier suivant votre morphologie, et surtout, le niveau de sécheresse cutané !) à faire tiédir au bain marie.
Appliquer sur l'ensemble du corps en començant par les pieds.

Comme base, on peut mélanger moitié tournesol, moitié noix de coco (peaux claires) ou huile d’olive (pour les carnations brunes).



Pour les extrémités : pieds, nuque, épaules, utiliser des baumes frais camphrés ou mentholés.

Pour les pieds, vous pouvez également utiliser du beurre clarifié.

Pour la tête, utiliser une huile spécifique comme l’huile de noix de coco, de Brahmi, ou encore une huile traitante pour les cheveux à base de santal, neem, amalaki.



Udvartana, recette de gommage maison

En Inde, les populations ont longtemps gardé l’habitude de se laver à l’extérieur, des habitations: dans les cours, dans les lacs, ou les rivières. Dans certaines parties de l'Inde, notamment au Kerala et Tamil Nadu, on continue d’utiliser des poudres de plantes pour se laver (le savon a au contraire tendance à boucher les pores). Il existe un soin, en Ayurveda, appelé Udvartana, et qui se pratique soit à sec (lorsque la peau est grasse), ou après une application d'huile. Ce soin est en réalité un gommage qui va libérer les pores et permettre à la peau de respirer. On peut utiliser pour cela de la farine de pois chiche, ou des poudres de plantes. Voici une suggestion "maison" pour un gommage équilibrant "Pitta".

Dans une soucoupe, mélanger:

10 g de farine de pois chiche ou de riz
5 g de poudre de: rose, neem ou de pensée sauvage
1 g de curcuma
3 gouttes d’huile d’amande douce
10 à 15 cl de lait ou d’eau de rose

Appliquer sur tout le corps et pratiquer un gommage doux. Rincer à l’eau tiède.


Quelques suggestions de produits

Pour les huiles

- les huiles vierges premières pressions à froid désdorisées et bio sont idéales
- pour les huiles non "alimentaires": la marque
Melvita propose une gamme quasi exhaustive des huiles (dont celles citées) dont certaines sont disponibles en bio
- l'huile de noix de coco vierge est la moins facile à trouver: les qualités disponibles dans les épiceries sont assez médiocres. La marque
Pukka Herbs (voir lien) propose une bonne qualité d'huile bio.
- les huiles "médicinales", ou à base de plantes sont plus difficiles à se procurer:
Pukka Herbs propose une gamme comprenant une huile pour Pitta (à base de plantes rafraîchissantes), ou encore une huile à base de Brahmi
La marque
Herbamix a sorti une gamme d'huiles ayurvédiques traditionnelles et naturelles, ainsi qu'un baume ayurvédique qui correspond à ce que l'on peut trouver en Inde


Il existe aujourd'hui beaucoup d'huiles "ayurvédiques" à base d'huiles essentielles. Il faut savoir que l'Ayurveda ne les utilise traditionnelement pas. La plupart des huiles essentielles sont photosensibilisantes: il vaut mieux s'abstenir de toute application en été, notamment dans les heures qui précèdent une exposition au soleil.

Pour les poudres de plantes

- en herboristerie
- dans les magasins Indiens, porte de La Chapelle ou Passage Brady (10ème), où vous trouverez des poudres de la marque Hesh (Rose, Manjhista, Neem, Tonique de peau,) qui peuvent être utilisés pour la toilette


Prenez soin de vous!








credit photo flickr cc: grace, meredithfarmer's, grace, carollmitchell, nuagedenuit.





vendredi 5 juin 2009

Les fruits rouges, passionément

L’été est la saison de l’année où mûrissent la plupart des variétés de fruits, dont la catégorie des fruits rouges, qui connaissent deux moment de prédilection : la fin du printemps avec les premières fraises, cerises, puis groseilles, myrtilles, cassis, framboises, et l’approche de l’automne avec les mûres. Les fruits rouges sont une catégorie de fruits particulièrement bénéfiques pour notre santé. Leur jus, par sa couleur, allant du rouge vif au violacé, ou à sa texture, n’est pas sans rappeler le sang qui irrigue nos veines ! Comme l’ensemble des fruits, les fruits rouges nourrissent le plasma (tissu nourricier assurant la formation des autres tissus), et sont particulièrement bons pour ce tissu appelé Rakta Dhatu (Rakta désignant le sang) qu’ils nettoient, renouvèlent et tonifient.

La plupart des fruits rouges sont doux, plus ou moins acides (notamment les groseilles) et astringents. Ils ont un effet rafraichissant sur l’organisme. Ils sont généralement bons pour les trois Doshas, et particulièrement équilibrants pour Pitta, dont l’équilibre est très lié à celui du sang. Les plus astringents et les moins doux (ou sucrés) sont parmi les fruits les plus indiqués pour Kapha. Voici pour vous quelques fiches. A votre santé!


LES FRAISES
Douces, un peu acides, astringentes, fraiches et douces

Les fraises sont le premier fruit annonciateur de l’été (bien que l’on en trouve aujourd’hui dès les tous premiers mois de l’année cultivées sous serre !). Riches en vitamines du groupe B, elles sont toniques et reconstituantes, particulièrement prisées par les femmes enceintes en carence de vitamine B12 (vitamine fragile et rare nécessaire à la formation du sang que l’on trouve aussi dans les abats). Poussant en surface de la terre, elles n’ont pas toujours eu bonne presse… Hildegarde les considère comme un « poison alimentaire », car elles poussent très près du sol et seraient nourries par « les humeurs viciées de la terre ». C’est un fait qu’elle ont tendance à provoquer des réactions cutanées, dont la plus caractéristique est l’urticaire. Elles ont tendance à aggraver Kapha, ainsi que Pitta, en excès.


LES CERISES
Douces, acides, fraîches et douces

Les cerises sont l’un des fruits rouges les plus nourrissants, et reconstituants, notamment les variétés les plus douces, comme les burlats. Suivant les variétés, ou, leur degré d’acidité peut varier. Les griottes sont par exemple plus astringentes et acides. Les cerises ont une action diurétique et purifiantes : elles nettoient et reconstituent le sang, tonifient le système circulatoire, ainsi que le coeur. Le jus de cerises noires aurait des propriétés médicinales puissantes. Les queues de cerises prises en décoction ou en infusion sont l’un des diurétiques les plus puissants.

LE CASSIS
Doux, légèrement astringent et acide, doux

Le cassis est l’un des fruits dont la substance rappelle, par sa texture, celle du sang. Ce n’est donc pas un hasard si cette délicieuse petite baie possède tant de vertus préventives (voire curatives) pour le système veineux.


LES GROSEILLES
Acides, astringentes, douces et acides

Les groseilles ont une saveur acide et astringente très caractéristique. Pour cette raison, on les consomme en moindre quantité que les autres fruits rouges, ou mélangées à du sucre, sous forme de confiture ou de gelée.


FRAMBOISES (ET MURES)
Douces, acides, fraiches et douces
Les framboises sont l’un des rares fruits que l’on trouve relativement abondamment en Europe à l’état sauvage, car elles ne sont rien d’autre que le fruit d’une ronce, tout comme les mûres, qui leur ressemblent beaucoup en aspect, mais dont la chair et plus dense (voire dure), plus foncée, et la saveur plus douce.Comme les autres fruits rouges, la framboise est un excellent dépuratif et régénérant du sang. Elles sont bonnes pour Vata et Pitta, et augmentent modérément Kapha


LES MYRTILLES
Douces, acides, astringentes, fraiches et douces

Les myrtilles sont le petit fruit d’un buisson de quelques centimètres de haut couvrant les sous bois de moyenne et haute montagne entre juillet et août. Rafraichissantes, douces et astringentes, elles sont bonnes pour Pitta. Il est intéressant de savoir que l’on a longtemps donné aux pilotes d’avion des myrtilles afin renforcer leur vue, car elles donneraient l’acuité d’un aigle… Or les yeux sont, selon la physiologie ayurvédique, l’organe des sens correspondant à Pitta, et son organe, le foie, responsable du filtrage du sang. Pour Pitta, elles sont excellentes sous forme de jus, et pour les autres Doshas, plutôt cuites, en raison de leur nature « rafraichissante ». Diurétiques, on les conseille afin de réduire la glycémie et réguler le diabète.


LES AIRELLES
Astringentes, douces, fraîches et douces.

Les airelles sont parmi les fruits les plus astringents consommés en Occident. Comme les autres fruits rouges, elles ont des propriétés bénéfiques pour le sang, sur la circulation, et plus particulièrement sur les fonctions d’élimination. Diurétiques, et recommandées en cas de cystites, et s’avèrent très bénéfiques pour les personnes sujettes aux mictions difficiles, aux infections comme aux inflammations de l’appareil urinaire. La variété d’airelle rouge appelée canneberge a même récemment fait son entrée dans les produits pharmaceutiques du fait de son action préventive dans les maladies de la prostate et de l'appareil urinaire. Les airelles seraient également favorables à la perte de poids, notamment s’il est dû à la rétention d’eau , et donc conseillées aux types Kapha.


L’un de mes professeurs en diététique ayurvédique m’avait conseillé de faire l’expérience d’associer certains fruits rouges, comme les cerises, ou les cassis, aux racines (de couleur rosée à rouge) nettoyant le sang comme le Manjistha (Rubia Cordifolia), Sariva (Hemidismus Indica) à la saveur douce, légèrement astringente et amère. Or il est vrai que leurs saveurs se combinent assez bien, procurant un mélange à la fois rafraichissant, très appréciable en été pour les constitutions Pitta ou les personnes présentant des déséquilibres de ce Dosha. Ma suggestion : les épices douces comme la cardamome, la cannelle, ou encore des fleurs comme la rose ou l’hibiscus s’associent idéalement aux fruits rouges dans les préparations culinaires, ou médicinales…

Mes coups de coeur:

- l'infusion Three Berries ou mélange de 3 baies rouges (culture bio) de chez Pukka
- le Fresh and Fruity, associant des fruits rouges comme myrtilles, framboises, airelles, grenade, mûres à d'autres plantes et aromates, chez TwinNings (disponible en Angleterre et chez Velan passage Brady, Paris 10ème)
- mélange Fontaine aux fruits Clafouti (à base de cerises) ou Nuit d'été, disponible dans la plupart des brûleries ou magasins de thé



vendredi 29 mai 2009

Le souffle à sa source, stage corps et voix en juillet



Apprendre à respirer,
Préparer le corps au son de la voix,
Vivre l'expérience authentique du chant,



voici ce que propose ce stage de travail corporel et vocal, que nous reconduisons, pour notre plus grand plaisir, avec Nelly Saby, thérapeute en Ayurveda, et Pascale Scarabin, chanteuse lyrique professionnelle et thérapeute vocale (dont vous pouvez découvrir le travail sur www.myspace.com).


QU’EST CE QUE LA VOIX ?

La voix est associée : à l’ouie, au son, à la vibration. La première relation que nous avons avec la voix se fait à travers la vibration : le son du cœur perçu par l’enfant comme les sons de l’extérieur lui parvenant par le nombril. La première fois que l’enfant utilise sa voix, c’est au moment où se fait la première inspiration. Notre première expiration est un cri qui fait vibrer l’ensemble de son corps. Au dernier instant de notre vie, nous poussons un dernier « soupir » : c’est la « grande expiration ». Notre vie est donc tenue entre l’inspiration et l’expiration.


LES CENTRES ENERGETIQUES DE LA VOIX

Avec la croissance, l’enfant passe de la position horizontale, ou à 4 pattes à la position debout. Cela nécessite un alignement comme un développement des centres énergétiques qui y sont liés : les CHAKRAS. CHAKRA veut dire « roue » : une roue est un élément mobile, activé par une force motrice, ou énergie. Cette énergie, dans le corps, c’est celle qui nous est donnée au moment de la conception et qui siège en dessous du nombril: c’est la Kundalini. La Kundalini est comparable à un serpent qui, lorsqu’il s’éveille, active l’ensemble des centres énergétiques placés le long de l’axe vertical. Ces centres correspondent à différents niveaux de notre développement, et sont liés aux différents plans de l’être : physique, émotionnel, mental, spirituel.
Ces différents centres sont placés le long de l’axe vertical, qui correspond également à la colonne d’air, où circule une autre énergie essentielle pour notre survie : celle que nous absorbons par l’air que nous respirons, le PRANA...


Le travail sur cet axe, correspondant à ce que l'on appelle aussi, en chant, la "colonne d'air", et sur les différents centres d'énergie qui permettent le passage du son, le placement, la justesse, comme l'expansion de la voix, sera au coeur de ce stage, à travers les étapes suivantes:

- un travail corporel (Asanas ou postures, et Pranayama, techniques de respiration issues du Yoga) préparant au placement de la colonne d'air

- une expérience de la vibration du son dans les différentes parties du corps, grâce aux "sons primordiaux" ou mantras

- des temps de pratique individuels permettant d'adapter les exercices à la morphologie et personnalité de chacun


et surtout, un rendez-vous authentique avec votre propre voix, et, nous l'espérons, toute le plaisir et la joie qui l'accompagnent!

Ce stage s'adresse à tous, et plus particulièrement:
à ceux qui utilisent beaucoup leur voix, en ayant l'impression de mal l'utiliser,
ceux qui aiment chanter, comme à ceux qui n'osent pas,
ceux qui souhaitent aborder les implications profondes du son, découvrir, ou redécouvrir leur voix, sa couleur, sa puissance, sa présence!




Date: 5 juillet 2009
Lieu: 10 rue de la Loge, Montpellier
Coût par participant: 100 euros

Attention: nombre de places limité à 6 personnes!
Inscriptions avant le 25 juin 2009

Pour vous inscrire, contacter:

Pascale au 06 84 11 24 83
pascalescarabin@hotmail.fr


ou Nelly au 06 63 86 99 14
anandisaby@gmail.com

credit photo flickr ("mandala anahata" by Holly'slove)

lundi 25 mai 2009

Savourer la belle saison

Avec l'arrivée des beaux jours, la température augmente et la chaleur, concentrée qu'elle était à l'intérieur du corps, a tendance à être plus "diffuse", ce qui a pour effet d'affaiblir notre "feu digestif". Il nous faut donc veiller à ce qui équilibre l'élément feu, et le Dosha Pitta.
La nourriture doit être de préférence légère, digeste, non lourde, ni trop chaude ni trop froide, avec une proportion plus importante de crudités. Il est conseillé de manger en moindre quantité, mais de façon plus fréquente. Les saveurs qui augmentent Pitta sont le piquant, le salé, l’acide. Celles qui diminuent Pitta sont le doux, l’amer, l’astringent.


Le thé vert ou les infusions (menthe, lemongrass, mélisse) sont préférables au thé noir (produisant davantage de chaleur). Les jus de fruits frais sont excellents : ils sont hydratants, nourrissants et régénérants (à l’exception du jus de banane, générant AMA). Ils sont un excellent moyen de maintenir la substance de base du corps : le plasma (RASA). En Inde, on remplace en été le traditionnel Tchai (thé noir infusé avec un mélange d’épices et de lait) par des jus de citron sucrés, le jus de canne à sucre, ou encore, à l'approche de la mousson, par les jus de mangue.

Parmi les céréales, on privilégie le riz basmati : doux, légèrement astringent et rafraichissant, remarquablement bénéfique et bien toléré par le système digestif.
Parmi les légumineuses, les haricots mungos sont particulièrement bons. Les pois chiches, préparés en houmous avec de l’huile d’olive, du citron vert et des épices douces sont nutritifs et rafraîchissants. Les fèves et haricots sont bons en quantité modérée, car ils peuvent être difficiles à digérer. Les lentilles corail en quantité modérée sont intéressantes car plus légères, digestes, et équilibrantes.

Les légumes verts et feuillus sont excellents : ils équilibrent Pitta tandis qu’ils procurent à l’organisme les sels minéraux perdus avec la transpiration. L’ensemble des légumes frais de saison sont bons, notamment les asperges, les endives, le fenouil, le céleri, les blettes, le choux vert, les épinards, les artichauts, les courgettes (en Inde, la variété appelée Zucchini est recommandée car elle nettoie le sang et chasse l’excès de Pitta), ainsi que toutes les variétés de salades vertes. En crudité, le concombre en raita avec de la menthe ou mélangé avec un jus de citron vert et une pincée de sel est idéal, car rafraîchissant et antiacide.
En revanche, certaines solanacées : pommes de terre, tomates, aubergines, sont à consommer en quantité modérée pour les types Pitta. Ces légumes de saison présentant des qualités nutritives très intéressantes - l’aubergine étant considéré comme le légume le plus nourrissant en Ayurveda -, il ne s’agit pas de les supprimer, mais de les consommer dans une proportion équilibrée avec d’autres aliments. Les tomates seront par exemple consommées de préférence crues, avec de l’onion blanc et de la coriandre fraîche. On préférera les poivrons verts aux poivrons rouges. Les piments sont à éviter, de même que l’ensemble des épices fortes, que l’on remplacera par les épices douces. Le cumin est considéré comme étant l’épice idéale en été et devrait être utilisé autant que possible car il équilibre à la fois AGNI (le "feu digestif") et PITTA. Le persil et le basilic sont à consommer en moindre quantité, à remplacer par la menthe, la coriandre fraîche, l’aneth.


L’été est plus que nulle autre la saison où l’on peut consommer la plus large variété de fruits. Les fruits sont sattviques. Ils nettoient l’organisme. Ils sont également rafraichissants et nourrissants. Le Mahatma Gandhi a fait souvent fait l’éloge d’une alimentation composée essentiellement de fruits. Cependant, parce qu’ils contiennent beaucoup de sucre, d’eau, et du fait de leur nature rafraîchissante, ils peuvent être lourds à digérer et perturber la fonction digestve. Ils doivent être consommés avec modération en raison de leur effet laxatif. Les fruits se combinant mal avec d’autres aliments, on recommande de les manger de préférence en dehors des repas .
L’été est en Inde la saison des mangues, qui possèdent d’excellentes propriétés sur le système digestif grâce à leurs enzymes. Leur chair épaisse est très nourrissante Elles doivent être consommées avec modération car leur nature chaude aggrave Pitta . Les fruits rouges, doux et astringents comme les cerises, framboises, groseilles, cassis, myrtilles, nettoient et régénèrent le sang. Les fraises peuvent poser problème en cas de Pitta élevé. Les prunes sont très désaltérantes. Les abricots, les pêches sont également bons, en quantité modérée pour PITTA. Les pommes douces, les poires, les raisins désaltèrent et reconstituent le tissu nourricier ou RASA (plasma). Les figues sont un aliment de choix pour régénérer les tissus reproducteurs féminins (SHUKRA DHATU).

L'usage des produits laitiers est conseillé, à condition qu'ils soient frais, car ceux-ci sont doux, rafraichissants, et soutiennent la formation du tissu nourrissier (plasma ou RASA DHATU). Le lait frais, consommé avec certaines épices douces, comme la cardamome, la coriandre, ou encore avec des pétales de roses offre un déicieux moyen de ressourcer son organisme après une journée de canicule, et vous assurera une nuit serenissime... Les fromages salés, fermentés et gras doivent être évités. Le yahourt, en raison de ses propriétés nourrissantes, et de sa nature froide est recommandé en été, car il l’est l’un des aliments les plus nourrissants, à condition d’être frais donc peu acide. Les noix ou amandes sont à remplacer par les graines de tournesol qui conviennent aux trois Doshas. De même on préfèrera lles viandes maigres et blanches à la viande rouge, les poissons blancs, ou de rivière, aux poissons très salés ou gras, qui aggravent Pitta, et de façon générale, en été, les protéines végétales aux protéines animales, que le corps réclame naturelement en moindre quantité, car il n'a pas besoin de produire autant de chaleur et d'énergie.

De façon générale, l’alimentation sera fraîche, digeste, légère, quoique riche en nutriments. Elle tiendra compte de l’état du feu digestif et cherchera à le renforcer. Ainsi, il est déconseillé de boire glacé, de manger des aliments trop lourds, acides, piquants, gras. Les crèmes glacées sont à consommer avec modération : on leur préfèrera les sorbets. On conseille de consommer davantage de boissons et de jus de fruits frais, sans abuser du cru. Bref, de goûter, de savourer, de siroter l'été!

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